De la pierre roulée à la pierre d’angle de notre nation : « Le Christ est vivant : Relevons-nous avec Lui ! »

L’étonnement de l’aube
Frères et sœurs bien-aimés, en ce matin de Pâques, nous rejoignons Marie-Madeleine alors qu’il fait encore sombre. Le texte de Jean nous dit qu’elle se rend au tombeau « alors qu’il faisait encore nuit ». Cette nuit n’est pas seulement chronologique ; elle symbolise nos doutes, nos deuils et les ténèbres qui pèsent parfois sur notre cher Burundi. Mais regardez : la pierre a été enlevée. Le tombeau est vide. Ce vide n’est pas une absence, c’est l’espace d’une présence nouvelle. Le Christ est ressuscité, « Christos Anesti ! »
Il est vraiment ressuscité!
Témoins de l’irréversible
La première lecture nous montre Pierre, transformé, témoignant devant Corneille. Il résume toute la foi chrétienne : Jésus de Nazareth, qui a passé en faisant le bien, a été tué, mais Dieu l’a ressuscité le troisième jour.
La doctrine de la Résurrection n’est pas une simple
La Croix du Christ : don de soi et fondement d’une communauté de vie nouvelle et de service fraternel

Chers frères et sœurs,
En ce Vendredi Saint, le silence de nos églises s’unit au silence du Calvaire. Nous sommes rassemblés en ce jour non pas pour célébrer des funérailles, mais pour contempler le mystère d’un amour qui va jusqu’au bout.
Le Prêtre et la Victime
Les lectures de ce jour nous révèlent l’identité profonde de celui qui meurt sur la Croix. Il est :
– Le Serviteur Souffrant : Isaïe nous a dépeint ce « Christ avant le Christ », cet homme de douleurs qui porte nos maladies. La doctrine de la substitution vicaire est ici centrale : il n’est pas puni pour ses fautes, mais il prend sur lui le poids de nos propres égarements.
– Le Grand Prêtre : La lettre aux Hébreux nous rassure : Jésus n’est pas un Dieu distant. Il est le Grand Prêtre qui a partagé et partage nos faiblesses. Sa mort n’est pas un échec, mais l’acte sacerdotal ultime où le prêtre et la victime ne font qu’un pour sceller une alliance éternelle.
La Victoire dans l’Abaissement
Dans l’Évangile de Jean, la Passion n’est pas une défaite. Remarquez que Jésus avance librement : « C’est moi », dit-il au jardin des Oliviers. Nourrissons notre vie spirituelle en contemplant:
Accueillir et suivre fidèlement le Christ, Roi d’humilité, de paix.

Frères et sœurs, dans la joie et la douleur mêlées de ce dimanche des Rameaux, nous voici rassemblés ici, pour être introduits aux offices de la Semaine Sainte par a célébration de ce Dimanche des Rameaux.
Aujourd’hui, nos mains portent des Rameaux, signe de victoire, mais nos cœurs se préparent à la Passion. L’Année A nous propose le récit de saint Matthieu, un récit qui nous place face à un contraste saisissant : les cris de « Hosanna » qui deviennent bientôt des cris de « Crucifie-le ».
1. Le Roi qui choisit l’humilité.
Le premier message de ce dimanche pour nous, ici au Burundi et dans notre contexte sous-régional en proie aux conflits sanglants, c’est celui de la royauté de service. Jésus n’entre pas à Jérusalem sur un char de guerre, entouré d’une garde imposante ou protégé par une flotte aérienne de drones. Il vient sur un petit âne.: « Voici que ton roi vient à toi,







